Biographie de Clémentine Jaccoud

Clémentine Jaccoud

C’est en 1990 à l’Ecole de mon village natal que j’apprends mes premiers pas de danse. Naturellement douée pour cette discipline, je gravis avec ardeur les échelons de cet apprentissage qui m’amènent, grâce au fabuleux enseignement de Gabrielle Schmitt, à un excellent niveau d’amateur, voire semi-professionnel.

En 2007, après 16 ans de ballet classique, je décide de me tourner vers une autre danse et découvre le flamenco à Genève avec la famille Perujo. Très vite passionnée par cette forme d’expression très différente du ballet, et par la culture andalouse, j’en apprends les rudiments avec Antonio et Sylvia.

Bien qu’elle fut prometteuse, je prend la décision en 2008 de mettre ma carrière bancaire de côté. Je choisis de découvrir l’Andalousie et élis Jerez de la Frontera comme terre d’adoption. Ce voyage me révèle mon envie de danser au quotidien. C’est avec la Chiqui de Jerez et Ana Maria Lopez que j’étudie lors de ce séjour. Ce voyage de huit mois initial se transforme en un plan de formation. Mercedes Ruiz et Manuela Carpio dite « La Loli » sont mes professeurs dès la deuxième année.

En 2010, je rencontre le danseur et chorégraphe Javier Latorre à Genève qui m’accepte dans son école à Cordoue durant 6 mois. C’est avec lui que je rechausse mes chaussons de demi-pointes, en alternance avec les chaussures à clous, car pour lui, Flamenco va de paire avec danse classique.

Ne souhaitant pas m’arrêter en si bon chemin, c’est au Conservatoire « Marta de la Vega » de Madrid que je décide de poursuivre ma formation la saison suivante, et aborde un aspect plus traditionnel de la danse espagnole. Au programme quotidien : classique espagnol, danse folklorique, ballet classique, escuela bolera et flamenco (corps enseignant : Beatriz Barcelo, Maria Anton, La Popi, Mamen Tejedor Escobar). J’y reste 6 mois également.

Danser fait partie intégrante de mon bien-être, c’est pourquoi je prends la résolution, au retour d’un voyage en Inde, de chercher un travail alimentaire à temps partiel, et de trouver un studio de flamenco dans lequel continuer à m’entrainer seule.

En 2014, l’occasion m’est offerte de reprendre la petite école de ballet dans laquelle j’ai été formée. Ne pouvant rêver mieux que de passer plus de temps à la salle de danse et moins derrière un bureau, j’accepte le défis. DanseClassique.ch est devenu le nom officiel de l’école.

Cette école n’a jamais eu pour but la formation professionnelle.
Aujourd’hui particulièrement, il est impressionnant de constater à quel point le monde de la danse est complet et sophistiqué, et à quel rythme fulgurant il évolue! La danse est une constante remise en question personnelle, qui paradoxalement sert d’ancrage solide à qui s’y passionne.

J’essaie de transmettre du mieux que je peux la technique, la confiance en soi, et le plaisir de danser, avec respect pour l’Art.

Clémentine